MusicWaves PART I

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MusicWaves PART I

Message  Alexis le Lun 21 Juil - 14:10

http://musicwaves.fr:80/frmarticle.aspx?ID=148

La lecture des réponses de nos nouveaux amis vous donnera les clés d’un opus aussi riche qu’il est intelligent à découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait !

Ping Ping : Salut c’est Ping Ping l’interviewer star de Music Waves ; vous me remettez ?
Alexis Damien : Bien sûr tous les enfants t’adorent !

Asphodel : Oui, c’est toi qui fais des traces de pneus sur le trottoir en bas de chez moi.

Ping Ping : Pouvez-vous présenter vous et votre groupe ?
Alexis : PUWD est un groupe de Métal-pop-alternatif. La synthèse entre l’univers illimité d’Asphodel, ses multiples personnages, et d’une musique aussi bien puissante, sexy ou déjantée. Nous avions le fantasme de créer une musique écoutable même par des non-initiés.

Asphodel : Je crois que je ne peux pas dire mieux.



Ping Ping : Pourquoi avoir changé le nom du groupe Esthete Piggie ? Quelle est la signification de celui actuel Pin Up Went Down ?
Alexis : Esthete Piggie ne veut rien dire pour les anglophones. Nous avons gardé ce nom pour un morceau.

Asphodel : PUWD, c’est deux extrêmes en un. C’est l’apogée qui se vautre misérablement. Comme je l’ai déjà dit, c’est la mort de Marylin Monroe dans des circonstances sordides, c’est une star dépassée par le succès qui se réfugie dans l’anti-soi. C’est le tout-beau dans la toute-merde.

Ping Ping : Pouvez-vous nous raconter la rencontre qui a débouché sur ce fabuleux OVNI musical ?
Alexis : Nous faisions partie d’un cercle d’amis, j’ai soumis mes maquettes à Asphodel qui a immédiatement accroché. Son souhait était de chanter avec tous ses timbres et de se dégager du cliché « Métal féminin ».

Ping Ping : L’une des particularités de la musique de Pin Up Went Down est la multiplicité des ambiances : n’avez-vous pas peur de perdre vos auditeurs dans ce dédale d’atmosphères ?
Alexis : Les auditeurs sont intelligents, et ont besoin de rêver. J’en ai assez des disques formatés et des clichés. Le monde de la musique, que ce soit dans le Hip Hop, la variété, le métal est tellement conformiste. Je n’aime pas les tribus. Je fais de la musique pour me sentir vivant, pour donner au gens.

Asphodel : Il est clair que l’on peut perdre l’auditeur. Mais à force de trop l’avoir guidé, l’auditeur est devenu malgré lui un puits à remplir. Nous ne voulons pas polluer des esprits, mais susciter autre chose que le nettoyage des outils pour une lobotomie.
Nous devons le matraquage musical en France à Orlando -le « frère » de Dalida- système qu’il avait découvert aux States et dont il avait largement étudié les résultats. Grâce à lui, l’ère « hit balancé trente fois par jour à la radio » est né, et nous lui devons, quelque part, la banalisation de la musique.
On s’y est fait. L’auditeur a besoin d’oindre son quotidien de ces petits repères faciles, cela donne un sentiment de sécurité. Ce processus marche comme le processus phobique. Plus tu vas rassurer le toqué ou le phobique, plus tu vas diaboliser l’objet de ses craintes. Il faut désensibiliser petit à petit…
D’un côté, l’auditeur demande inconsciemment ce remplissage car il craint malgré lui la différence et la surprise. Ca tombe mal – ou bien !-, on a préparé un shaker avec tout ça dedans. Un petite TCC de l’oreille. Voire, une TCCA, une thérapie comportementale, cognitive et auditive. De l’autre, les auditeurs en ont marre du formatage, ils le clament assez. Si les artistes ne les aident pas dans ce sens, alors tout le monde se ment et entretient l’engrenage. Et ça, c’est moche.

Ping Ping : Alexis tu étais connu pour avoir travaillé en tant que batteur de Carnival In Coal : peux-tu nous dire quel a été l’influence de ce groupe et de cette collaboration pour toi ?
Alexis : Musicalement aucune. Il n’y a aucun passage qui peut faire penser à du CinC dans notre disque. C’est de l’intox. Certes, il y a un passage funky dans « Nearly Dead Bat make up », et alors ? Ils n’ont pas le monopole de la Funky attitude.

Ping Ping : Vous êtes signé sur Ascendance : pourquoi ? Ce fut également celui de CiC : n’avez-vous pas peur de traîner une étiquette d’éventuel CiC au féminin ?
Alexis : Non c’est faux, leurs labels étaient Equilibre et Earache. Donc non, nous ne sommes pas des CinC au féminin, malgré tout leur talent.

Asphodel : Nous finirons bien par prouver que ça n’a rien à voir !

Ping Ping : Justement qu’est-ce quelles sont les liens / différences avec CiC ?
Alexis : Une musique décalée, certes. Mais nous ne jouons pas du black metal disco. Ca n’a rien à voir. Prenez « Feat.me/ Feat.us », « Esthete Piggie » !! Vous trouvez que ça ressemble ? Il va falloir m’expliquer…

Asphodel : Les textes sont différents, les voix n’ont rien à voir, la seule chose que nous avons en commun est ce côté puzzle musical. D’ailleurs je nous sens plus proche de Pain Of Salvation que de CinC.

Ping Ping : On finit avec ça : que pensez-vous du split de ce groupe ?
Alexis : C’est la vie. Ils ont préféré ne pas faire semblant.

Asphodel : Ca fait partie de la vie d’un groupe.

Ping Ping : Alexis pourquoi ne fais-tu plus de nourriture pour vers ?
Alexis : Je suis plus épanoui dans Pin-up si c’est ta question. Asphodel n’a pas de problèmes d’égo, ça change.

Ping Ping : Alexis pourquoi avoir pris une chanteuse dans un projet où généralement les chants sont plutôt masculin ?
Alexis : Asphodel a une réelle personnalité artistique et vocale. Il est difficile de trouver un chanteur original. Le souci est que le grunt n’est pas réellement du chant, c’est plus de l’oppression, de la souffrance. J’ai pu m’en charger pour ce disque, mais je tenais à du chant mélodique. Les chanteurs grunts actuels se ressemblent tellement...
Et puis au-delà de l’aspect musical, c’est une rencontre et une volonté commune de bouleverser les codes.

Ping Ping : Le chant est une des forces évidentes du groupe avec Asphodel : comment as-tu fait pour prendre aussi rapidement tes marques dans un univers musical aussi vaste ?
Asphodel : Parce que c’est ce dont je rêvais. Si j’ai dit oui à Alexis, c’est parce qu’il me proposait cet univers vaste, justement. Quand Alexis m’a demandé de chanter, je lui ai bien précisé que je ne voulais pas faire de haaaaaaalyriques. J’en ai déjà fait, j’aime ça, mais ce n’est pas moi. J’ai soumis l’idée de travailler au maximum sur les personnalités vocales, il a été d’accord, et l’adaptation n’a pas été une adaptation, mais un vrai jeu, un jeu d’un naturel hallucinant : on me donnait le droit d’incarner qui je voulais, quand je voulais, avec l’intensité émotionnelle que je voulais. Ce n’est plus du chant, c’est un éclat de vie : je parle bien de ce que j’ai ressenti à l’intérieur.
Tu ne peux pas savoir quel cadeau cela a pu être pour moi.

Ping Ping : Justement dans tes précédents projets tu n’avais pas l’habitude de déployer une palette aussi large ? Quel travail particulier as-tu dû faire pour te fondre dans la musique d’Alexis ?
Asphodel : Non, pas autant. Pour le travail à faire, rien. J’ai juste dû croiser les doigts pour pas qu’il me prenne pour une cinglée.
Tu sais, heureusement qu’il est là pour me canaliser parfois. Sinon, PUWD ne ressemblerait à rien. Je suis 10 fois plus extrême que lui, et si je m’écoutais, PUWD serait du Sunn (Rires) à texte, avec du Gamelan et le bruit d’une caisse-enregistreuse.

Ping Ping : Ton chant oscille entre Gwen Stefany et Tarja Turunen, Madonna, Björk et Nina Hagen… Des interventions à la Patton donnant des allures de Betty Boop névrotique : ces influences te parlent-elles ou pas du tout ? En gros, tu t’inspires que chacune d’entre elles ou pas du tout ?
Asphodel : Alors je les connais tous, mais je ne m’en inspire pas.
Madonna, je ne peux pas. Je n’ai jamais pu. Je respecte la carrière, je respecte la réputation, mais je ne suis absolument pas touchée par son univers.
Gwen Stefany, ce n’est pas ma came non plus, même si son côté pop’n’juicy, sexy’n’thrash sont particulièrement bien travaillés.
Nina Hagen, j’aime bien.
Tarja, je respecte énormément, mais je ne baigne pas dans le chant féminin, à dire vrai.
95% de ma discographie transpire la testosterone. Townsend, Pain Of Salvation, Evergrey, Job For A Cowboy, Anaal Nathrakh, SOAD, Glenn Hugues… J’en passe car il y a foule. Très peu de filles, et les seules filles qui apparaissent sont elles aussi dans l’expérimental.
Par contre, tu cites Björk, et je voulais m’arrêter sur ce point. Björk n’est pas une influence, par contre, j’ai tenté, tant bien que mal, de lui rendre hommage sur « Série Z part I », et cet hommage est très rapide, puisque lors de l’enregistrement, j’ai fini par tout oublier et par partir dans un délire difficilement gérable, psychiatriquement parlant (Rires).

Ping Ping : Ta prestation en soi : est-ce une façon de tordre le cou à ces (trop) nombreux groupes à chanteuse qui font tous la même chose ?
Asphodel : Oui et non. A la base non, je voulais juste écouter les personnages en moi et les laisser s’exprimer. Je voulais véritablement incarner les histoires racontées dans nos chansons, et ces « entités » me semblaient avoir le droit d’être présentes au-delà des mots et des mélodies.
Après avoir écouté ma vision de notre travail, des tas de gens m’ont parlé de « tordre le cou aux poncifs ». Alors peut-être qu’inconsciemment, j’ai voulu chanter de façon à éviter de tomber dans l’écueil, mais le but premier était de laisser mes profondeurs remonter en surface. Je ne voulais pas rester cloîtrée dans le vortex des codes.
J’ai chanté en actrice, pas en vocaliste. Et je ne changerai pas. Toutes ces voix sont en moi. Elles ne font que traduire ce que je sens. Laisser mes émotions crever dedans, c’est ne pas respecter mon essence humaine.



Ping Ping : A ce propos, y’avait-il des passages obligés : en gros, Alexis te forçait-il à faire tel ou tel chant ?
Asphodel : Oh que non ! Travailler avec Alexis, c’est avoir la chance de goûter à l’égalité, au partage et à la tolérance.

Ping Ping : Sûrement la question la plus difficile de cette interview mais c’est de votre faute en même temps, comment définiriez-vous votre musique ?
Alexis : Schizophrène, sincère, mélodique, théâtrale, musclée, originale…

Asphodel : PUWD est Abramovic, Maddin, Cinéma, Intimisme, Shaker, Kaléidoscope, Marelle, The Power Of Christ Compells You, Your Mother Sucks Cocks In Hell, Obsessionnelle.

Ping Ping : Justement de quoi traite votre dernier album « 2 Unlimited » ? Quelle est la signification de ce titre justement ? Peut-on dire que le seul lien avec le groupe dance du même nom et leur titre à savoir que tous les 2 vous avez « No Limit » ?
Asphodel : Chefouichef ! Notre dernier –et premier- album parle de choses tellement vastes… Un peu de psychiatrie, un peu de règlements de compte, un peu de sexe, un peu de thanatopracteurs…
Notre prochain album pourra aussi bien parler d’une panne d’essence que de la mort du Pape. Je préfère prévenir : nous sommes instables.

Ping Ping : Pour le titre « Cadavres Exquis » avez-vous travaillé comme l’exercice du même nom le réclame : à savoir faire chacun une partie de son côté sans que l’autre le sache & combiner le tout au final ?
Alexis : Oui. Asphodel a travaillé sur la musique déjà enregistrée. Je ne savais pas à quoi m’attendre. La première partie du morceau est hallucinante, on croirait entendre les souris de Cendrillon…

Asphodel : Mais nous avons fait ça pour tout l’album, ou du moins une majeure partie. 700 bornes nous séparent, alors Internet fait office d’UPS et de paquet cadeau.

Ping Ping : Peut-on dire que « Human Beat-box Deluxe » est une sorte de « Di Da Di » des années 2000 ?
Alexis : C’est juste un délire vocal. Nous iront beaucoup plus loin dans le deuxième album en composant un titre uniquement pour la voix.

Ping Ping : Quelles sont vos influences ? Qui vous a donné envie de faire cette musique ?
Alexis : Devin Townsend est pour moi une référence incontournable…Il a réussi a trouvé un son, un style.

Asphodel : Je n’arrive pas à répondre. Je suis plus inspirée par le cinéma, la BD, les jeux vidéo et les émotions -attention, la palette est vaste, et les extrêmes y sont faciles à côtoyer- que par une chanteuse ou un chanteur.
La seule personne qui m’ait donné envie de chanter est Edith Piaf. Là, j’avais 7 ans. Le premier groupe de métal extrême que j’ai écouté est Impaled Nazarene et en même temps, Immortal, Emperor, Carcass et Kataklysm. J’avais 13 ans et demi, je trouvais ça très evil.

Ping Ping : Question con : pourquoi ne chantez-vous pas en français ?
Asphodel : Si, écoute bien, il y a des passages en français ! Mais la question n’est pas con. J’associe systématiquement le français à la chanson d’amour ou aux années 30.
Quand je chante en français, j’ai l’impression d’être nue, et de donner le sens des mots avant même d’exprimer les idées. L’anglais est une façon pour moi de me planquer derrière des concepts. Il ne faut pas croire, je suis très sensible et timide, même si mon comportement est tout autre. L’anglais est un peignoir.

Ping Ping : Outre les retours dithyrambiques des chroniques(Chronique Music Waves)
, commencez-vous à avoir des retours de vente ? Si oui, sont-ils bon ?
Alexis : Il est trop tôt ! Les retours ont lieu tous les 6 mois.

Ping Ping : Vu que Pin Up Went Down s’est doté de moyens avec un groupe complet : peut-on penser que Pin Up Went Down est votre projet principal à tous et que vous allez abandonner vos éventuels autres groupes ?
Alexis : Il ne s’agit pas d’abandonner quoique ce soit. Pin-up est mon seul projet rock, mais j’ai un groupe de jazz-rock. Faire plusieurs projets est une richesse incontestablement.

Asphodel : Je n’abandonne pas Penumbra. Même si là, je chante dans un groupe où je ne suis pas entièrement moi, il ne faut pas oublier que le style ne s’y prête pas. Je ne peux pas abandonner Penumbra pour PUWD. On n’y fait pas la même chose, et je suis très attachée à mes collègues de Penumbra.
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